Dauphine Art Days | Prix Art Contemporain | Artistes 2018
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Prix Art Contemporain | Artistes 2018

 
 
Bords

Alexander Duke (artiste) et Delphine Lopez (curatrice)

Alexander Duke s’empare de la thématique (Hors) Cadre en colonisant les espaces de l’Université Dauphine avec un vocabulaire plastique inspiré d’une typologie d’espaces bien particuliers. Friches, parkings, lisières de routes périphériques – ces espaces sont souvent définis par leur fonction de transit et constituent un ensemble de non-lieux contemporains. Eux-aussi zone de passage, les couloirs de l’établissement deviennent alors pour l’artiste un terrain d’expérimentation in situ, soumis aux lois du hasard et au règne du végétal.

Delphine Lopez

 
Mourir (ensemble) sur scène

Cécile Serres (artiste) et Joshua de Paiva (curateur)

Mourir (ensemble) sur scène est un karaoké inter-espèces, où orques, baleines et autres créatures s’emparent du micro pour chanter de concert leur désespoir, passant par différentes étapes de deuil. En immersion dans un environnement ultrasonore où résonnent des chants marins, nous nous glissons dans la peau de Shouka, ce cétacé né en captivité et condamné par les hommes à mourir sur scène, pour unir nos voix en interprétant les paroles de chansons qui défilent à l’écran. Sorte de catharsis populaire et publique, le karaoké est l’espace où chacun vient chanter pour ceux dont il est séparé, en se produisant devant d’autres. Dans ce cadre dédié au spectacle de soi, et où l’on apprend à pleurer-ensemble les êtres et les espèces disparues, de nouvelles rencontres pourront advenir.

Joshua de Paiva

 
 
Nouvelles Odysées

Léonard Martin (artiste) et Joséphine Dupuy-Chavanat (curatrice)

Léonard Martin fait partie de ces artistes amoureux de la peinture, de ses possibilités, et de sa contemporanéité. Faisant des aller-retours entre différents média, Léonard travaille à partir de décors qu’il construit et assemble. Réaliste quoique frôlant l’abstraction, il s’attache à reproduire ces sortes de cirques à la Calder en bousculant les échelles et en questionnant notre manière d’appréhender la distance à laquelle nous regardons les objets. A l’Université Paris-Dauphine, vidéo, peintures et installations s’entrecroisent. L’artiste sort d’un cadre prédéfini de l’art et alimente chacune de ces disciplines, engage une conversation, les transpose et les unit.

Joséphine Dupuy-Chavanat


Always Beautiful

Antoine Chapon (artiste) et Théo-Mario Coppola (curateur)

Le projet proposé par Antoine Chapon et Théo-Mario Coppola est le fruit de deux rencontres. La première avec l’actrice et réalisatrice syrienne Reem Ali, réfugiée en France. La seconde avec un soldat de l’armée française qui a déserté depuis. Les œuvres d’Antoine Chapon mettent en lumière le processus de fabrication d’une image et ses relations avec le pouvoir, à l’instar du monde militaire, des jeux vidéos, des dispositifs de contrôle et des algorithmes. L’artiste s’engage dans une réflexion sur la complexité de l’identité, de la fuite des corps au redéploiement d’un paysage politique mondial heurté par les guerres et les flux.

Théo-Mario Coppola

 
Bad City Dreams

Arthur Crestani (artiste) et Claire Simon (curatrice)

Omniprésentes, les publicités immobilières offrent des visions idylliques de la ville indienne contemporaine. Arthur Crestani s’est emparé de ces images avant de partir à la rencontre des habitants de Gurgaon, ville satellite de Delhi qui connaît depuis trente ans une croissance phénoménale. Inspiré par la tradition indienne du portrait mis en scène, il a utilisé les visuels publicitaires comme décors au milieu des chantiers et des nouveaux complexes résidentiels. L’exposition Bad City Dreams invite le spectateur à aller et venir entre fantasmes immobiliers, paysages périurbains et portraits de travailleurs migrants et villageois déracinés. Sous le vernis de l’exubérance clinquante, la réalité brute de ces espaces en transition subsiste comme un mauvais rêve.

Claire Simon